La Course des Héros, vous connaissez ? En 2016, elle aura lieu le 19 juin, à Paris, au parc de Saint-Cloud. Le but ? Courir pour une association. Pour prendre le départ, il faut que chaque coureur ait récolté 250 euros auprès de sa famille, ses amis, son entreprise, les merveilleux lecteurs de son blog…

Cette année, j’ai décidé de participer aux 10 km et de récolter des fonds pour SOS Préma. SOS qui ? Pré-ma. Pour prématurés. Pour les bébés prématurés, ceux qui naissent à cinq, six, sept mois de grossesse. Ceux qui, à peine venus au monde, connaissent l’hospitalisation et les examens à répétition. Ceux qui doivent parfois être réanimés à la naissance, intubés pour respirer ou affublés d’une sonde gastrique pour manger. Ceux qui passent les premières semaines de leur vie dans une petite maison en verre appelée couveuse. Ceux qui ne dorment pas tout près de leurs parents mais dans un milieu hyper-médicalisé, au son des bips, des alarmes et des pas feutrés des infirmières.

SOS Préma, aux côtés des bébés funambules (et de leurs parents)

SOS Préma, c’est une association qui vient en aide à ces bébés-plumes, ces bébés-funambules dont la vie ne tient, parfois, qu’à un des nombreux fils qui les relient à toutes ces machines. Comment ? En sensibilisant les pouvoirs publics, en dialoguant avec les soignants et en accompagnant les familles touchées par la prématurité. Voilà pour les présentations officielles.

Pour Tom, Samuel et leurs copains encore hospitalisés...
Pour Tom, Samuel et leurs copains encore hospitalisés…

Pour moi, SOS Préma, c’est la petite fée qui a tricoté la première brassière de chacun de mes jumeaux, c’est la petite main qui a confectionné et posé, à côté de la couveuse de mon bébé, ma première carte de fête des mères. Pour moi, SOS Préma, c’est l’association qui m’a aidée à me sentir vraiment maman quand je ne pouvais pas prendre mes enfants dans mes bras parce qu’ils étaient trop fragiles pour être sortis de leur petite maison de verre.

SOS Préma oeuvre pour la cause de la prématurité.

Aujourd’hui, Tom et Samuel vont avoir un an. Ils dorment chacun dans un lit de bébé, dans une chambre près de la mienne et de leur papa. Ils réclament des biberons en pleine nuit et je suis contente de me lever pour leur donner (ou presque). Ils me remplissent des couches monstrueuses que je suis contente de changer (ou presque). Ils vont chez la nounou que je suis contente de payer (ou presque).

Course des héros : chaque don compte !

Si Tom et Samuel sont sortis de l’hôpital et mènent une vraie vie de bébé, ils ont plein de petits copains qui, eux, y vivent toujours. Chaque jour, leurs parents se désinfectent les mains, enfilent une blouse et ne les câlinent qu’à travers le hublot de la couveuse. Certains, en fin d’hospitalisation, ont la chance d’être en berceau et de connaître les bras de leurs parents plus souvent. Chaque jour, ces mêmes parents  passent des heures auprès de leur enfant, dans un milieu hyper-médicalisé, au son des bips, des alarmes et des pas feutrés des infirmières.

Alors voilà. Pour faire un don à SOS Préma et aider ces petits êtres fragiles, c’est par ici. Il n’y a pas de petit don. 10, 20, 30 euros… Chacun fait comme il peut (si vous voulez donner 500 euros, personne ne s’y oppose non plus). Et moi, je courrai pour eux le 19 juin, à Paris. Goooooooo !