400 coureurs se sont élancés aux 10 km du trail
400 coureurs se sont élancés aux 10 km du trail

« On fait le trail des Cabornis, le 8 mars ? », me lance un beau jour mon amie E. « C’est quoi ? », lui répondis-je. « Un trail ». Ben oui, je suis con, moi. « Ce sont des amis qui organisent ». « Boh si tu veux ». Mon amie E., c’est la même que celle de Run in Lyon, course à laquelle nous nous étions inscrites en octobre. Allez, va pour le trail. Je ne sais pas du tout ce que cela peut donner, mais je suis partante  !

Après, donc, en avoir parlé plusieurs mois, après avoir levé le pied sur l’entraînement (fêtes de fin d’année + vie d’adulte responsable + parfois, je préfère boire l’apéro le soir qu’aller courir), nous voilà, en ce très ensoleillé voire chaud samedi de mars, à Chasselay, petite ville des Monts d’Or (et patrie du footballeur Ludovic Giully, mais nous sommes hors sujet), au départ de la « petite distance ». Au programme, 10 km, 500 m de dénivelé.

Près de la salle des fêtes où sera donné le départ, les coureurs arrivent. Muscles saillants et gourdes à la taille. Nombreux sont ceux qui arborent un tee-shirt « Marathon du Beaujolais » ou « Marathon de Lyon », ou semi-machin de Tataouine. En tout, environ 400 coureurs s’élanceront à 15 heures. Et 15 heures pile, c’est le top départ. 400 coureurs s’élancent dans les chemins du village, qui, rapidement, commencent à grimper. « Si tu le boucles en moins d’1h30, c’est déjà pas mal », m’a-t-on dit. Mais les premiers kilomètres sont déjà durs, lorsque l’on est habitué à courir en ville ! Rapidement, nous pénétrons dans les bois sur les petits chemins boueux mais pas trop, vu les conditions climatiques. Le peloton de départ s’est déjà étiré comme un long serpent. A partir de quel pourcentage de côte faut-il marcher ? Rapidement, a priori, histoire de ne pas se cramer pour la suite.

Des descentes acrobatiques, des montées diaboliques

Vers la moitié du parcours, retour vers un chemin plat, où il me semble de bon ton de courir vite pour ne pas réaliser un chrono trop minable. Et si l’on prend le temps de lever la tête, les Monts d’Or s’étendent à perte de vue. Magnifique. A la fin de ce chemin, un panneau  » Souriez, photo à 100 m ». Ca marche. Je souris, malgré les jambes déjà lourdes. Puis nous nous enfonçons de nouveau dans les bois. Place à la descente. Costaud la descente. Les habitués courent très, très vite, et de façon très, très agile dans la boue, sur les cailloux glissants, entre les arbres qui parfois barrent la route.

De mon côté, clairement, j’ai trop peur de tomber (une spécialité) pour aller vite. Mollo mollo, surtout que mes chaussures de running ne sont absolument pas adaptées à la situation. Ouf, les chemins plats reviennent, et je suis presque heureuse de retrouver la montée. Sauf l’avant-dernière. Des centaines de mètres très très abrupts dans les bois, où tous les coureurs marchent, et où j’ai cru laisser mes dernières forces (c’est important de dramatiser la situation). Un silence de plomb accompagne cette montée, troublé uniquement par mon « putain, c’est interminable ». J’ai l’impression de ne pas être la seule à penser cela.

Le dimanche, place aux 20 et 40 km

Au sortir de ce passage, nous retrouvons de nouveau un chemin, où un organisateur nous assure qu' »après il ne reste plus qu’une petite montée et une descente ».  » Combien de kilomètres ? », lui demandè-je. « Je sais pas, mais c’est pas long », me répond-il. Pas long, pas long… Mais effectivement, la fin sera moins dure, et faisable en courant. D’ailleurs, on croise de plus en plus de personnes sur le bord qui nous assure que « c’est bientôt fini ». Le bourg de Chasselay est en vue. Allez on accélère. Le tour de l’église et hop, c’est fini. Tiens Monsieur Wohdrey est à l’arrivée. Ayé, je l’ai bouclé. J’estime mon temps à 1h20. 1h19’40 » selon les résultats officiels. 215e au général (sur environ 400, mais seuls 354 sont classés) et 36e féminine sur 116 classées. L’honneur est sauf.

Au final, j’ai adoré cette première expérience de trail. Difficile, mais tellement moins monotone que la simple course à pied. Sans parler du parcours, vraiment bien pensé. Quand je pense que le lendemain, des centaines de coureurs se sont lancés à l’assaut des 25 et 40 km… Mes courbatures me rappellent 10 km, c’est bien suffisant !

Crédit photos : Facebook du Trail des Cabornis