Quelques secondes avant de s’enfoncer dans l’eau

Après avoir essayé de me tuer en m’offrant un saut en parachute (il a échoué, votre serviteur étant toujours de ce monde), Monsieur Wohdrey a retenté sa chance en m’offrant un baptême de plongée. Je spoile la fin : je suis remontée, et donc disposée à raconter cette petite expérience. Car oui, effectuer un baptême de plongée dans les alentours de Lyon, c’est possible. A Chamagnieu exactement, dans le nord-Isère. Il s’agit en fait d’une ancienne carrière aménagée pour la plongée.

Quelques explications techniques…

Rendez-vous est donc pris avec Marc, le moniteur de Scuba-Gone, un après midi de juillet. Il commence par m’expliquer le matériel. Une combi, un masque, un ceinture de plomb pour ne pas remonter à la surface et bien sûr, l’attirail de la bouteille d’oxygène, 20 kg quand même. On ne respire évidemment que par la bouche, à la manière d’un tuba.

Après ces quelques précisions techniques, vient le moment le plus difficile du baptême… J’ai nommé l’enfilage de combinaison de plongée mouillée. C’est juste désagréable, et je préfère passer sous silence mon look à l’instant T. Look complété par des palmes, évidemment. Une fois dans l’eau  (là où l’on a encore pied), Marc m’explique comment « ne pas avoir mal aux oreilles » et « comment faire si t’as de l’eau dans ton masque ». Le signe aussi qui prouve que tout va bien (une sorte de smiley « impec ») et celui au cas où ça n’aille pas vraiment (quand tu tournes ta main de gauche à droite pour signifier que ça va couci-couça, quoi).

… avant le baptême de plongée, le vrai

Et c’est parti, nous nous enfonçons dans l’eau. Au début, on pense d’abord à respirer correctement. Car il n’est pas naturel de ne respirer que par la bouche (qui se souvient de son dernier gros rhube ? Ben c’est presque pareil, le Vick’s en moins). Finalement, on oublie vite que l’on respire de l’air en bouteille, c’est le mal aux oreilles qui prend le dessus. Mais seulement pour quelques minutes.

Le plaisir de nager sans reprendre son air à la surface vient rapidement, tout comme les bancs de poissons multicolores qui vivent dans le lac.  Parfois, ce sont des plongeurs que l’on croise. D’autres fois encore… de gros pneus immergés !

Quoi qu’il en soit, on plonge en toute sécurité, puisque le moniteur ne lâche jamais son élève et demande toujours si ça va. Et ça va, hormis une ou deux fois où mes oreilles se sont rappelées à mon bon souvenir.

Une demi-heure, 6 m de profondeur

En tout, un baptême de plongée dure une demi-heure. Comme mon « baptême » s’est bien passé, nous avons pu faire tout le tour du lac. A la fin, nous sommes revenus sur quelques aspects techniques pour éviter de « vriller » à cause du poids de la bouteille d’oxygène. Quoi qu’il en soit, on ne va pas au delà de 6 m sous l’eau, c’est interdit. Si l’ivresse des profondeurs vous tient, il existe des stages sur deux jours vous permettant de plonger à 12 m, puis à 20 m. Puis à 40 m.D’ici là, le baptême de plongée est à portée de tous. La seule condition, savoir nager. Et éventuellement être à l’aise dans l’élément eau !

Mission accomplie !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Scuba Gone : http://www.scubagone-plongee.com/

Baptême de plongée : 50 euros.

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