La maison Décoret a pris ses quartiers dans un chalet napéoléonien.

De Lyon en Large en parlait dans « Les 10 choses à faire absolument à Vichy ». Et bien voilà, cette fois, on l’a fait. On est allés manger chez Décoret, LE restaurant étoilé de Vichy (à deux heures de voiture de Lyon). Située sur les parcs, dans un chalet napoléonien remis au goût du jour, avec verrière et spacieuse salle de restaurant, la maison Décoret vaut le détour. Avant tout pour la cuisine de son chef.

Jacques Décoret revisite les mets régionaux

Le chef en question, Jacques Décoret, enfant du pays, ringardise le chocolat qui accompagne le café en le remplaçant par une pastille de Vichy. Remet en lumière la soupe aux choux bourbonnaise en la présentant en hors d’œuvre, troquant les lardons contre une huître. Ose la moutarde de Charroux comme ingrédient majeur d’un dessert raffiné. Résultat, une étoile au Michelin, donc, mais aussi un Gault et Millau d’or, une présence dans le Bottin Gourmand et un label Relais et Château (la maison fait aussi hôtel, proposant cinq chambres haut de gamme).

N’utiliser que des produits locaux et l’élever au rang de grande cuisine, telle est la patte Décoret. La moutarde vient de Charroux, donc, petit village de l’Allier, les eaux viennent de Vichy, bien sûr, voire de la Loire ou du Puy-de-Dôme, les vins sont issus du vignoble de Saint-Pourçain (toujours dans l’Allier), le fromage proposé est de la comtesse de Vichy (mais revisitée, « légère et mousseuse »…) Bref, vous commencez à comprendre le concept.

Un « menu voyage » surprise

La carte propose un menu Voyage (122 euros), succession de petits plats qui n’est pas sans rappeler le menu en 7 ou 9 étapes de Jérémy Galvan, nouveau chef étoilé à Lyon, puisque vous ne découvrez le contenu de votre assiette une fois seulement que celle-ci vous est présentée par le serveur – qui ne manquera pas de vous expliquer le pourquoi du comment des plats.

Le décor, quant à lui, est également très vichyssois puisque le chalet, investi et rénové par le restaurant en 2008, donne sur les parcs, aménagés par Napoléon III dont la femme, Eugénie, venait en cure dans la cité thermale. Le couple impérial aurait sans doute aimé une table chez Décoret.

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