Bajardo

De Lyon en Large a testé pour vous cinq endroits d’Italie à visiter. Pas forcément les plus connus.

1. Bajardo

Situé sur les hauteurs de San Remo, en Ligurie, à 900 m d’altitude,  Bajardo (prononcer « Baärdo ») est un village qui se mérite. Pour y accéder, vous parcourez, depuis la frontière française, une petite route sinueuse, pendant des dizaines de kilomètres. La mer joue à cache-cache, n’apparaissant qu’au détour d’un lacet. Enfin, vous arrivez à Bajardo qui compte… 342 âmes. Pourtant, vous trouvez, sur place, plusieurs restaurants offrant une cuisine typique et incroyablement bon marché. Vous y êtes accueillis comme à la maison.

En parlant de maison, voici une découverte que je recommande à tout le monde : le B & B Le Camelie del Bosco. Encore plus introuvable que le village de Bajardo lui-même, il est tenu par une hôte adorable qui se plie en quatre pour vous. Et, surtout, vous jouissez d’une vue imprenable sur les montagnes et la mer. Regardez, là, au fond, on aperçoit même le rocher de Monaco…

Le village en lui-même se caractérise par ses vieilles pierres. Au centre, évidemment, l’église (nous sommes en Italie…)… sans toit. Celui-ci a été détruit lors du séisme qui eut lieu en Ligurie en 1887. 220 villageois y laissèrent leur vie. De cette histoire et tourmentée et de ce paysage accidenté, résulte une ambiance particulière, poétique, que seuls savent offrir ces petits villages d’Italie du Nord.

2. Bognanco

Toujours en Italie du Nord, Bognanco est une petite commune du Piémont pas comme les autres. Cette station thermale de la province du Verbano-Cusio-Ossola n’attire, certes, pas les foules, mais offre un joli cadre, surtout si vous montez encore de quelques centaines de mètres et arrivez aux hameaux de San Lorenzo ou San Bernardo. Le point de départ de belles randonnées. Vous pourrez également aller danser au Rubino. Mais la meilleure période, pour partir en vacances à Bognanco, c’est le premier week-end d’août où se tient la fête des gâteaux, qui draine beaucoup, beaucoup de monde. Des gâteaux confectionnés par des commerçants ou villageois sont à gagner. Bon, j’avoue, en ce qui concerne Bognanco, je ne brille pas par ma neutralité journalistique, quelques attaches familiales brouillant quelque peu mon objectivité !

3. Saint-Marin

Certes, Saint-Marin est une république à part entière et ne fait pas partie de l’Italie. Mais le plus petit état d’Europe, d’une superficie de 61 km² et fort de moins de 33 000 habitants, se situe à quelques kilomètres de la célèbre et triste station balnéaire de Rimini, sur le côte adriatique. Et mieux vaut aller à Saint-Marin qu’à Rimini. Perchée tout en haut d’un rocher, la petite république est une jolie cité médiévale. Touristique, certes, mais encore un tantinet authentique. Dans les vitrines, de l’alcool détaxé et… des figurines à l’effigie d’Ayrton Senna. Rappelons que le pilote brésilien s’est tué au Grand Prix de Saint-Marin de formule 1 en 1994 (mais pour la petite histoire, le dénommé Grand Prix de Saint-Marin se court à Imola, à une heure de Saint-Marin. Vous suivez ?).  Bref, j’ai adoré Saint-Marin, qui offre une vue magnifique sur la mer. Et si vous y partez en juillet, vous pourrez assister aux journées médiévales, et croiser chevaliers et autres tireurs à l’arc un peu partout dans la ville. L’ambiance est unique.

4.Bologne

Lorsque l’on cite les villes à visiter absolument en Italie, on parle souvent de Florence, Venise, Rome… Mais rarement Bologne. Pourtant, le chef-lieu de la région d’Emilie-Romagne, dans la plaine du Pô, est une ville magnifique. Enfin, je trouve. Souvent surnommée « la Rouge » en raison de ses tendances politiques et surtout de la couleur de ses murs et de ses tuiles, Bologne est composée de jolie rues commerçantes bordées d’arcades. A l’ombre de celles-ci, une fois attablé en terrasse, spritz à la main, on n’a plus vraiment envie de partir. Bologne est également connue pour abriter « la plus vieille université du monde occidental », puisque fondée en 1088. Et pour sa sauce. Mais ça, vous savez.

5. Vérone

Vérone, vous y auriez pensé sans moi. Certes. Mais on réduit souvent cette ville de Vénétie, située dans la plaine du Pô, aux célèbres amants Romeo et Juliette. Or, il faut savoir que Shakespeare n’a jamais mis les pieds à Vérone. Mais, surtout, la ville moyenâgeuse vaut le détour pour bien d’autres charmes que la maison de Juliette et son balcon. Ses arènes, ses palais, ses maisons au charme si particulier sauront séduire les visiteurs romantiques. Tout comme ses innombrables terrasses de café et les commerces ouverts tard le soir. Les rues débordent d’animation. Oui, à Vérone, on peut vraiment parler de dolce vita.