La biennale de la danse, à Lyon, c’est un peu comme le festival d’Avignon. Il y a le « on », la programmation officielle, et le off, qui offre de jolies surprises. C’est le cas Lilith, ballet de danse contemporaine aux accents hip-hop, dont la première représentation aura lieu ce samedi 27 septembre, au Croiseur, à Lyon.

Lilith, femme d’Adam avant Eve

Le sujet : la descente aux enfers de Lilith. Qui ça ? Lilith ! La première femme d’Adam, celle qui était là avant Eve, et qui a été aussi injustement que volontairement « oubliée » dans la tradition judéo-chrétienne.

Pourtant, dans le chapitre 1 de la Bible, Dieu crée Adam, l’homme, et Lilith, la femme, en même temps. Ils sont donc égaux. Mais dans le deuxième chapitre, Dieu crée Eve à partir de la côte d’Adam (pour éviter toute douleur, il attend que celui-ci ait sombré dans un profond sommeil…) On voit bien, dès lors, qu’Eve, n’est que le produit d’Adam, contrairement à Lilith.

Un ballet de danse contemporaine aux accents hip-hop

Sauf que cette fameuse Lilith refuse d’être inférieure à Adam. Elle est donc condamnée par Dieu à être stérile, manger les enfants, et sombrer dans une obscurité sans fin… Autant de joyeusetés racontées dans le ballet Lilith, conçu par Eugénie Leclercq, directrice artistique du projet et interprète de Lilith, et chorégraphié par Cécilia Nguyen Van Long, qui tient également le rôle d’Eve. La musique, quant à elle, est signée Kevin Bardin.

Un ballet de 40 minutes conçu en quatre tableaux : la naissance d’Adam (interprété par Christophe Gellon) et Lilith dans le jardin d’Eden, la condamnation de Lilith aux enfers lorsque celle-ci refuse de se soumettre à Adam (Adam abandonne Lilith et celle-ci devient succube, à savoir une dévoreuse d’hommes et d’enfants), la disgrâce d’Adam et Eve (le fameux épisode de la pomme croquée par Eve) et la chute de Lilith dans le néant. En tout, sept danseurs sont sur scène : Lilith, Eve, Adam et quatre démones.

Lilith, « première figure de la révolte féminine »

Un ballet de danse contemporaine brut, bestial, aux accents hip-hop, mais qui se veut accessible à tous. « Non ce n’est pas « Arte c’est la nuit » », assure Eugénie Leclercq. Venue du théâtre, l’interprète de Lilith reconnaît en avoir gardé « un certain sens de la narration ».

Mais comment lui est venue l’idée de monter un ballet autour de Lilith, personnage mythique, certes, mais méconnu ? « J’en avais entendu parler à travers des lectures de littérature fantastique », explique Eugénie Leclercq, tombée immédiatement sous le charme de la première succube, qui est également la « première figure de la révolte féminine ».

Lilith : les dates

  • 27 septembre : 16 heures – Le Croiseur ; Biennale Off de la danse
  • 3 et 4 octobre – 20h30 – MJC Monplaisir
  • 10 octobre – 20h30 – Le Croiseur ; Quinzaine de l’Egalité
  • 29 novembre – 20h30 – Festival Temps Danse – Miribel
  • 16-17 janvier – 20h30 – Salle des fêtes de Couzon-au-Mont-d’Or

Réservations
Croiseur : 04 72 71 42 26
MJC Monplaisir : 04 72 78 05 70

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L'affiche du ballet Lilith.
L’affiche du ballet Lilith.